A distance
  • Éditeur: Mercure de France
  • Rencard:
  • Langue: Frances
  • ISBN: 2715220227
  • Tags: bande dessinée, poèmes, recueil de poèmes, poésie, correspondance,

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Henri Michaux (1899-1984) a laissé peu de poèmes inédits, rassemblés ici avec des textes déjà publiés, qui marquent, de 1922 à 1984, toute la carrière du poète.

Henri Michaux

Henri Michaux

Nationalité : France Né à : Namur, 24/05/1899 Mort à : Paris, le 19/10/1984 Biographie : Henri Michaux est un poète belge naturalisé en France. En 1919, il quitte l'école de médecine pour devenir marin, puis se consacre à divers métiers. Il découvre alors l'œuvre de Lautréamont, ce qui l'encourage à écrire. En 1924, il s'installe à Paris et publie "Qui je fut". Puis il a fait de nombreux voyages : en Asie, en Amérique du Sud. Lors d'un voyage en Inde, il découvre les effets de la magie qu'il assimile dans le processus de création littéraire. Pour Michaux, la littérature n'est pas une représentation de ses fantasmes ou un simple divertissement, mais une véritable expérience vécue. Il travaille aussi sur le dessin qu'il trouve le plus libérateur, sans l'obstacle des mots chargés d'un contenu qui déforme le sens qu'ils devraient avoir. Mais pour explorer pleinement ses "propriétés" (les espaces intérieurs) et essayer de se débarrasser, dans la mesure du possible, des limites de l'extérieur, il se drogue. Il se rend compte que ce processus n'est qu'un misérable miracle et abandonne ses tentatives. Jusqu'à la fin, Michaux poursuivra inlassablement la recherche d'un équilibre qui ne peut se faire au détriment de l'auto-négligence. L'une de ses citations les plus célèbres est : "Un jour, je retirerai l'ancre qui tient mon bateau loin de la mer". + Voir plusAjouter des informations

Critiques

16-02-2019

S'évader, arpenteur, rêveur, enchanté, philosophe explorateur, sapeur, habitant, voyageur, inventif, traverser, audacieux, évadé, poète libérateur libéré ! On se bat avec une grande langue. C'est "l'odeur illustre et modeste de la paille d'enfance". Un petit Michaux pour rendre nos journées de douleur dégoûtantes. "Léger comme une plume, madame !" Léger mais profond, aussi profond que cet étang auquel le poète et l'enfant ont donné une âme. "Le paradis pour deux" est une joie ! "Le monde revient, le monde revient." Et nous avons traversé, au loin, et nous avons sauté d'un texte à l'autre, pris, surpris... On respire ! Sonnez du clairon ! Sonnez la cloche à la conscience du monde. "Je crache dans la bouche de la foule." Le poète, cet animal sans oeillères, sans paupières, fait beaucoup de beauté et devant les douleurs de notre Mal. Et il convoque les mots : "Encore une fois, allez. Allez, encore des mots misérables. pour exprimer les morts, les dévastés, les méconnaissables. les trois fois plus redoutables que dans l'ombre se prépare"... puisque "l'homme pense qu'il est une civilisation." c'est "pareil" ici, voici "quelqu'un", nous voilà tous pour la pelle. 160 visages, comme une BD. A toutes ces floraisons similaires... les mots "toupie", "porte-fenêtre", "cheminée", "cendres brumeuses" et regardez ces endroits lointains, "Voici la patrie de ceux qui n'ont pas trouvé de patrie, les cheveux de l'âme flottant librement. » Mais nous devons aussi avoir peur, car le poète nous dit : si nous craignons les lions, nous craignons beaucoup plus la férocité des chiens. Le lion nous blesse, le chien nous mange. C'est la vérité. Gardons les yeux ouverts et colorions le trou noir dans nos espaces ! Faisons sortir les ténèbres du silence ! Nous devons armer nos cœurs contre les escadrons du malheur qui font tomber du ciel les oiseaux, qui arrachent les branches des arbres. "il n'est pas permis d'être dans le monde pour commettre l'imprudence de la confiance. L'innocence ne diminue en rien la vigilance ou la conscience du poète. La conscience d'ouvrir les portes en grand, en se balançant. Il faut le faire pour aider à la naissance du monde ! "L'âge abonde - L'âge apporte le monde - Il n'est pas encore signé. ». Maintenir la capacité de voir. "Dans l'adversité, la beauté de l'existence n'est pas absente. » Ainsi "sur la toile du monde fera quelque chose", "suivez les conseils d'un arbre, un arbre pour lequel sucer du gravier dur est déjà une vie rose. Etre capable, capable de l'essentiel. Voilà donc le rôle de l'oiseau. L'oiseau qui ne doit jamais "quitter son nid d'abysses pour se rebeller". Et puis, dans un dernier moment, le pouvoir, capable "dans l'amitié du silence" de s'enfoncer seul dans l'immense nuit. Ne pas être complice de l'Un, ne pas être objet de l'Un, ne pas sauter dans l'image, ne pas être observé, ne pas être un observateur, ne pas être un observateur, ne pas être un observateur, ne pas être un observateur. Soyez un opérateur de votre propre voyage. Alors restez à l'écoute, ne vous perdez pas dans "une poudre de pouvoirs". Cherchez toujours la lumière et en plein jour, soyez capable d'attendre le lever du soleil. L'espace n'est rien, ce n'est rien. C'est un tissu, fait de plusieurs qui répondent au vide, tout est pluriel, divers. Correspondance. "Paysages sans lieu, abstraits par réserve par vérité, par retraite." Le peintre explore les fibres, dans des "territoires cotonneux indécis", où, plus précisément, "l'immuable se forme, se réforme sans forme, sans existence, sans résistance, sans connaissance commune". "Sous les yeux", c'est la naissance. "le groupe, la pâte, le reste, l'oeuf." Mais dépêchons-nous, il faut bouger, secouer, bouger, l'espace, "il faut se dépêcher, l'histoire va se fermer"... Mais, "l'aube de l'oubli, qui le voit ? » Donc "Il faut y retourner / le squelette a enterré le corps". Aller ailleurs, vouloir être méconnaissable dans la multitude des regards, éviter cette tache qui blesse l'âme, cette "tache qui ne mène nulle part vient de partout". Des pays où les gens se noient, des maladies de groupes de niveau, des villes, des bruits, des murs, qui enterrent, des pays où "le plus petit prodige est une tique"... s'échapper, sauver leurs os, traverser, passer, sortir de l'anéantissement. Une vague qui soulèvera beaucoup de poussière. Désintégration, "infini". En ce moment... "le moment où la paille touche la paille." Il ne brûle pas la poussière, il ne la brûle pas dans nos yeux. Non, c'est l'urgence de votre propre voyage. Il faut nourrir la terre, teindre chaque sillon, un sillon comme un paysage, une ligne, une vague, une feuille, un visage, une jachère. "Quoi qu'il en soit, va-t'en de quelque façon que ce soit, pour qu'il parte. » Mais il prend toujours soin du corps, à côté du lit. A la tête du lit de l'enfant "enfant sans mains, sans pieds, qui ne sort pas du lit". l'enfant fait face à des "rêves de l'élémentaire", cet enfant emmené à la fenêtre des îles. Ces pays, soit dit en passant. Teke, "tes narines sentent très loin." "avec des coups répétés, la liberté, avec de grands bouillons, à pleine vitesse, avec des ailes lancées. Le continent noir brisera la roue, il brisera les chaînes, il trouvera ses filles multicolores, ses nouvelles et son retour des flammes". Teké ! Tu dois y aller. "Teke marche sans demain, creuse ta tombe, ouvrier." "Les pénétrations de toit, les planchers et les finitions ont dissipé les répulsions." ….« Parfois, la tête est un oiseau. Libérez-vous des mots, faites des gestes plutôt que des signes, allez au hasard, ne le provoquez jamais, explosez au lieu de la forme. Le forage, demain, s'est brisé, "cherchant la sortie du trou". Risquer de s'effacer, et "dans sa vie soudaine, le flou passe", enlever l'espace, "le temps a été corrigé", se distancer, comprendre sa liberté. Fuyant les labyrinthes, fuyant sa ville, son royaume, ses mauvaises pensées. Etre "extrêmement distant". "sortir de l'aventure de toute aventure dans laquelle la boue ne colle pas ou la poussière ne se dépose pas ", et ce sans mesure. Mélanger, disperser, dissiper, dissoudre. De toute façon, il devra survivre à toute traversée. Devenir "une forme indéfiniment réformée, non fermée". Comme des rouleaux de fumée. "Libérés du poids des protestations de la Terre, des filets de la Terre / Là où les chefs de commandement n'ont plus accès". "Informé, non informé, le corps n'a pas encore de corps complet, il n'a pas de membres, un fil, un fil simple, un fil entoure le vide de l'être, il l'entoure seulement. Voilà le coup de pouce. Les bras sortent, de la tête de n'importe quel endroit, pour s'étirer, se détendre, s'allonger, pour l'aventure, le bras improvisé sans savoir où aller, les tests des enfants, les dessins des enfants. "Le cerveau de l'enfant, le cercle de l'enfant, les cercles, les cercles, les cercles, les cercles, les cercles... » "La vie comme un livre ouvert, exposé à un endroit bien en vue sur une table, et qui ne compte que, devant laquelle sans la lire on passerait sans s'arrêter, sans y penser, sans pouvoir". Alors à travers la page, à distance, "allez quand même, allez. "et croix. Vous qui lisez cette correspondance, qui regardez une partie de mon âme, vous qui connaissez le voyage, maintenant vous savez que l'histoire sera bientôt fermée, alors dépêchez-vous, traversez le passage du livre ! Astrid Shriqui Garain

Henri Michaux

Mercure de France

A l'origine, Le Mercure de France était une revue française fondée en 1672 sous le nom de Mercure Galant. Elle devient maison d'édition au XXe siècle, publie les premières traductions de Nietzsche en français, l'éditeur publie les premiers textes de Paul Claudel, Colette ou Guillaume Apollinaire, Romain Gary publie les romans d'Émile Ajar, ce qui lui permet de gagner deux fois le Prix Goncourt.