Bouche louche
  • Éditeur: Atelier de l`Agneau
  • Rencard:
  • Langue: Frances
  • ISBN: 2930440953
  • Tags: poésie en prose, poésie, recueil, bourgeoisie, jeux de mots,

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"Pour faire face à notre monde, dur, violent, égoïste, la poésie doit lutter contre l'élévation. Il rampe dans les vivants, se déplace horizontalement, rugit, prépare sa boue." Marius Loris

Marius Loris

Marius Loris

Né à : Paris, 1987 Biographie : Marius Loris est né à Paris en 1987. Doctorat à l'Université Paris 1 Sorbonne. Il a mené des recherches sur la guerre contre-révolutionnaire pendant la guerre d'Algérie et, en particulier, sur certains de ses acteurs (Marcel Bigeard). Il travaille à une thèse sur la relation d'autorité dans l'armée française entre 1954 et 1966. Marius Loris est aussi poète et interprète. Il codirige le magazine de poésie La Seiche et collabore avec d'autres magazines de poésie contemporaine. Ajouter des informations

Critiques

20-04-2019

Dans le cadre de la Critique Massive, j'ai eu le plaisir de recevoir "Bouche louche" du jeune Marius Loris. Pour l'objet du livre, bon travail de l'Atelier de l'agneau avec un papier de super bonne qualité et un design extrêmement efficace. Ce livre est un recueil de poésie libre. Une poésie sans restrictions trop formelles, avec une ponctuation déconstruite et des sons constructifs. Un exercice dangereux et souvent douloureux que l'auteur réalise pourtant avec des formes innovantes, une vulgarité intelligente, des jeux de mots, de beaux champs lexicaux, etc... Pour les sujets traités, il propose le malaise de notre temps, les dysfonctionnements de nos sociétés et tout ce qui les traverse : la politique, le sexe, les intellectuels, bref tout ce qui mène à l'intestin (on a presque envie de descendre dans le cortège des grévistes pour leur donner des textes, juste pour monter le niveau). Mais alors, n'en fait-il pas trop ? Faut-il lire vos articles pour comprendre votre philosophie ? Trois questions bien réelles, mais qui nous poussent sans doute à nous affirmer et à aller plus loin par nous-mêmes. Surtout parce que le dernier poème donne au recueil une autre perspective, pleine de réalisme (et peut-être même d'espoir).

19-04-2019

"Louche à bouche" le bien appelé... Une sorte de cri dans le vide, libre, dont la sincérité est difficile à distinguer de l'artificiel mais qui fonctionne, exactement ce qu'il faut pour continuer à tourner les pages, ennuyeux mais embarqué. Un langage brut qui se veut clairement brut, oral, déconstruit et qui veut tout toucher, Mano Solo et la révolte adolescente qui aurait aimé Céline et Oulipo. de très beaux passages (sur Céline, en particulier, sur Rimbaud aussi), et une immense tendresse de ma part sur les pages, me demandant ce que le prochain me donnera, alors que la fatigue des années trente et l'amertume ont un peu apaisé cette furie de celui qui crie encore, pensant en arrière plan que nous lui répondrons, à un moment donné, de toute façon. Bref, un livre qui recommanderait aux amateurs de poésie, non pas les vers bouclés pleins de roses et d'épines amûres tout cela pour frapper la tête contre le premier mur à portée de main, mais celui qui se cache dans les rues et fait sourire les putes, et puis ceux qui n'aiment pas ça aussi, car ce langage ne s'adresse pas aux universitaires et critiques bouclés et qui vous parlent, à vous. "Un poète sent les pieds, la poésie n'est pas lavée. Nous sommes des chiens, dit Ferré. Un corniaud prometteur vient de rejoindre le troupeau.

18-04-2019

Merci à Marius Loris, Atelier de l'Agneau et Babélio qui m'ont envoyé à Bouche Louche dans le cadre de l'opération " masse critique ". Mes excuses aussi aux éditions mentionnées pour ne pas être venues au Marché de la Poésie où vous m'aviez "invité". J'ai quitté mon Océan pour retourner au berceau (oui, quand tu as l'Océan à ta porte tu aimes revenir à tes racines pour quelques jours de vacances, ce Paris que j'aime tant et qui me manque), je voulais venir échanger et découvrir des auteurs à travers toi et... J'ai sauté... Quel trouduc !! Louche Louche, quel drôle de titre. Bouche effrayante, hein... vous avalez des serpents avec une louche ? Sommes-nous obligés d'avaler quelque chose, une idée, même obsolète, et de tout digérer ? en demandons-nous plus ? des drogués avec un pseudo-confort, de la somnolence ou même de la somnolence ? un petit coup de ventre, un peu de constipation ? Pas de problème, Professeur Système (proctologue de votre condition), y a-t-il là pour remédier à notre petit malaise de conscience ? Louche Louche Louche, euh... la bouche qui louche les yeux ? Ne dit-on pas vraiment ce que nous pensons (pour ceux qui ont encore l'occasion de penser de temps en temps au lieu de toujours faire ce que nous leur disons de faire) ? Utilisons-nous des mots dont nous déformons le sens pour ne pas aller à l'encontre de ce qui a été décrété normal ? Certaines vérités sont supposées mais malheureusement pour de mauvaises raisons (des jeunes amoureux de la liberté qui se rebellent parce qu'ils ont peur... de ne pas avoir accès à un avenir bourgeois... par exemple) ? Mouth Dark, qu'est-ce qui bloque la vue ? Peur, lâcheté, paresse ? confort, ignorance, indifférence ? L'égoïsme, l'Etat, les médias ? regarder l'autre, la colère, la haine ? Le renoncement, la loi, un dieu ? tout cela n'est-il qu'une illusion d'optique ? les lumières et la luminosité nous éblouiraient-elles au point de ne plus voir l'essentiel ? Clignez des yeux pour vous protéger et continuer tout droit, à droite sur le mur... Louche de bouche, euh... Un léger strabisme ? Divergent parce que chacun est seul, convergent parce que nous sommes tous complices du Professeur du Système ? Nous voyons double parce que les ivrognes du superflu, les ivrognes de la bagatelle, les ivrognes de cette éducation qui est faite pour nous former ? La crise de la foi l'est aussi, qu'il en soit ainsi. Ne vous inquiétez pas, nous aurons tous des vers correcteurs à la fin des vers, mais il sera trop tard. Mouth Louche, quel titre amusant pour une vie si triste, Mouth Louche c'est nous sans exception, c'est le moi sans émotion, c'est le moi sans émotion, c'est le moi sans émotion, et moi en soie, un beau moment de poésie que cette Mouth Louche. Oui, de la poésie, de la poésie qui crache ses tripes, de la poésie qui se met à nu, de la poésie qui maltraite, de la poésie qui gifle, de la poésie qui gifle, de la poésie qui gifle, de la poésie qui ne tend qu'au Beau. Il n'y a pas de tenue de cérémonie sur ces pages. Nous jouons là où ça fait mal avec les mots qu'ils frappent. Les textes sont courts et nous emmènent dans un territoire connu (pour les plus ou moins conscients), dans un territoire inconnu (pour ceux qui ne posent pas de questions) ou dans un territoire vague (pour flatter mon ego ou, plus sérieusement, pour ceux qui ont été libérés de la vie), bref, chacun peut trouver son chemin avec ses défauts et ses contradictions. Je recommande vivement ce livre à ceux pour qui la poésie rime avec absurdité (et d'autres, bien sûr), auront du mal à la surmonter, mais ils y gagneront certainement quelque chose. Le style de Marius Loris ? Je ne sais pas si je ne suis pas styliste, tu n'as pas besoin d'être une victime de la mode. Dans la poésie, j'aime les sonnets, triolets et autres pantoums, j'aime la prose poétique, j'aime l'off track. Tant qu'il y a une mélodie, un rythme et que je sens, le reste... Qu'est-ce que ça peut faire ? Un peu, cependant, le score m'a fait perdre un peu à certains endroits, mais j'ai rapidement trouvé le chemin que je voulais suivre. C'est un bon moment pour lire. Je vous aurais bien dit merci pour ce moment, mais pour l'instant... Merci, c'est mieux comme ça.