L'épouse de bois
  • Éditeur: Le Livre de Poche
  • Rencard:
  • Langue: Frances
  • ISBN: 2253116920
  • Tags: roman, fantasy, urban fantasy, fantastique, poésie,

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Maggie Black est écrivainJuste hérité d'une maison au milieu du désert, dans les montagnes de l'Arizona. Sa propriétaire, une célèbre poétesse avec qui Maggie correspondait, mourut dans des circonstances étranges, la jeune femme emménagea bientôt dans la maison, mais la vie semblait différente : les choses étaient plus pures, les formes plus essentielles, les mystères plus profondes... La magie des collines était puissante, et Maggie pourrait bien perdre sa raison, ou sa vie. Éditrice primée, anthologue et essayiste de renom, peintre et artiste, Terri Windling a reçu le prix Mitopoético pour son roman La mujer de madera.

Terri Windling

Terri Windling

Nationalité : Etats-Unis Biographie : Terri Windling, qui vit dans le désert de Tucson, en Arizona, est un éditeur américain qui a joué un rôle important dans la définition du fantastique comme littérature à succès. Ayant découvert de nombreux auteurs (dont Charles de Lint) et produit encore plus d'anthologies (dont les seize premiers volumes de la série Fantasy and Terror of the Year), il se consacre maintenant à l'écriture de magnifiques livres (dont beaucoup en collaboration avec Brian et Wendy Froud) et à la peinture, tout en continuant à diriger le magazine Web Endicott Studio. Son roman The Wood Wife (éd. Moutons électriques, 2008) a reçu le Mythopeic Award.

Critiques

20-03-2019

Terri Windling emmène son lecteur dans un roman fantastique plein de mythes à Los Rincónes, un massif montagneux surplombant la ville de Tucson, Arizona. Pour Maggie Black, la poétesse de la ville, cette immersion dans un paysage semi-désertique sera une véritable révolution. L'héroïne inattendue héritée dans cette région de la maison de David Cooper, un poète qu'elle admire, qui s'est mystérieusement noyé dans un lit de ruisseau sec. Maggie devra se débarrasser d'une partie de sa vie passée et prévoit d'écrire une biographie de Cooper pour comprendre le monde qui habite ces collines, des esprits mythiques qui viennent des croyances humaines. On pense aux "dieux américains" de Neil Gaiman et plus encore, dans cette histoire de spirales et de mythes primitifs, au cycle mythagique de Robert Holdstock. L'art et les créations de l'imagination jouent un rôle important dans ce roman (musique, sculpture, peinture...), à commencer par le travail du peintre et illustrateur Brian Froud, Terri Windling inscrit même le personnage de David Cooper dans l'histoire de la littérature, en ornant son texte d'extraits de sa correspondance avec Anaïs Nin et Henry Miller notamment. Fantaisie qui sort des sentiers battus.

19-03-2019

Défi ABC 2018-2019 5/26 En route pour les Rincon Mountains en Arizona. Comme leurs cousins glacés, ces montagnes sont des terres de mythes et de légendes, animées par les plumes et les pinceaux des poètes et des peintres qui les habitent. Mais alors, sont-elles vraiment réelles ou sont-elles le fruit d'une imagination illimitée ? Comme dans une histoire, le merveilleux est juste derrière la fragile membrane de notre réalité et de notre perception. Maggie Black n'est pas surprise de voir apparaître d'étranges créatures hybrides dans son quotidien, tout comme les montagnards, indigènes ou non : les montagnes enchantent... Et comme tous les charmes, ils ont leurs attraits et leurs dangers... La nature a beaucoup de beautés, l'une d'elles est d'être vivante, délicate et plus forte que les conditions extrêmes dans lesquelles elle fleurit. Soutenu et renforcé par des forces magiques et surnaturelles... Elle offre une protection ou la mort, selon que vous la comprenez bien et la respectez... Une écriture délicate et poétique qui explore les recoins de la mythologie mondiale rarement mentionnés : les histoires de la frontière entre les territoires indiens et le Mexique. Et ceux-là, je ne suis pas sûr qu'un mur les arrêtera...

18-03-2019

Avant d'ouvrir les pages de The Wooden Bride, j'ai connu Terri Windling en tant qu'anthologue et auteur d'articles sur le folklore et la narration (Journal of Mythic Art // Endicott Studio), mais pas encore comme romancière. Je me doutais qu'avec tant de connaissances sur La Féerie, son roman serait au moins une lecture agréable, au mieux il deviendrait un élément essentiel sur mes étagères. Et je n'ai pas été déçu, tant par l'originalité que par la magie et la force de ce texte, qui raconte l'histoire de Maggie Black, écrivain et auteur d'études sur la poésie. Lorsque Davis Cooper, une amie et poète avec qui elle avait une lettre, mourut, elle laissa tous les biens de Maggie, y compris sa maison perdue dans un coin de l'Arizona où elle passa le reste de sa vie ? Tous les sweats de Chronicle

17-03-2019

Eh bien, huit mois après ma lecture, j'arrive enfin à m'asseoir devant mon traitement de texte pour essayer de vous parler de ce roman qui a été et continue d'être un de mes préférés. Comme tous mes livres préférés et plus encore que les précédents, ce roman m'a plongé dans une phase de non-lecture et de non-écriture, car j'avais l'impression que rien ne pouvait suivre ce livre. Mais la vie continue ! En tant que lecteur, j'aime beaucoup l'ambiance, je lui donne beaucoup d'importance. Et ici, ils m'ont servi. Je pense que la plupart des gens qui ont lu ce livre ont hésité, pendant un moment, à prendre un billet d'avion pour l'Arizona (je doute encore...). Pendant les 300 pages, nous nous embarquons non seulement dans le désert, dans la forêt, dans les canyons, mais aussi dans un autre univers : celui où la magie, l'émerveillement et le réenchantement du monde est né. C'est une magie du quotidien, de la nature, constamment présente, jamais imposée, toujours à portée de main. Elle fusionne avec le paysage et avec les êtres, elle fusionne avec la peinture, avec la poésie, elle inspire, elle transcende, parfois même la folie de ceux qui osent l'écouter. Cette atmosphère de désert et de magie allait presque éclipser les personnages, mais heureusement, Maggie Black et les voisins de feu David Cooper ne sont pas oubliés. Ils dirigent ou suivent l'histoire selon les moments, mais toujours en harmonie. Ils ont leur caractère, leur passé, ils ne sont pas seulement des pages de papier qui n'ont ni passé ni avenir. Ils évoluent, ils apprennent, ils reviennent, ils boudent. Tous vous donnent envie de leur serrer la main, de leur dire quelques mots en prenant un thé glacé sur les marches de la maison. Si l'intrigue est parfois perdue, elle ne donne pas l'impression d'être longue, mais de la douce lenteur de quelqu'un qui sait prendre son temps, et qui sait revenir au bon moment pour pendre le lecteur perdu. Et le génie de Windling ici, c'est que ce cadre relie tous les éléments, la nature n'est plus un simple décor, mais l'un des acteurs du livre. Bref, un livre magnifique, d'où émergent de belles images pleines d'yeux, et jamais indemnes. (Je me suis bien amusé avec l'édition des Moutons électriques, 20 euros de plus que ma poche, mais c'est tellement beau !)

16-03-2019

Tout dans ce livre est magique. L'atmosphère qui l'habite, les descriptions du désert et de la nature pure et féroce, les personnages qui sont tous artistes, artisans, créateurs ou guérisseurs et les mystères qui enveloppent l'intrigue, bien sûr. Il y a la magie des fées et la magie humaine, et peu à peu nous comprenons que c'est la même chose, que tout est lié et que c'est beau. Il y a aussi une sorte de magie qui se crée entre le livre et le lecteur, qui finit par mélanger ce dernier avec l'histoire. Rappelez-vous ce que j'ai écrit ici : la couverture d'un livre n'est pas une publicité, elle fait partie du livre, elle est le premier pas dans le monde de l'auteur. Pour The Wooden Wife, c'est exactement le cas. L'image de couverture est une illustration de Brian Froud, qui a été mentionné plusieurs fois dans l'histoire et dont le travail y est décrit et exposé. Et le titre du roman est celui d'un des recueils de poèmes auxquels on se réfère continuellement à travers l'histoire. Une harmonie totale se dégage de ce livre : nous mélangeons la fiction et notre réalité en tant que lecteurs, réalité et surréalisme, esprits et êtres humains. Tout est lié et tout est beau. Cette lecture m'a rappelé le film Princess Monoke de Miyazaki à plusieurs reprises. Nous y trouvons la nature et la magie si évidemment inséparables et ce message de préservation ; cette insinuation d'écoute, de voir au-delà des choses, d'en faire partie, nous citadins, les êtres civilisés qui avons perdu nos racines. Et parfois j'ai pensé à Morwenna, qui voit aussi des fées et vit avec cette magie naturelle, aussi réelle que tout le reste. Cependant, l'Épouse en bois conserve sa propre identité. Maggie est un personnage fort, que nous suivons avec plaisir et les gens qu'elle rencontre en Arizona sont fascinants, c'est vrai. L'intrigue nous attrape facilement, les mystères se multiplient, s'intensifient et la complexité de l'univers qui grandit de page en page nous ensorcelle. C'est Margaud Liseuse qui m'a donné envie de lire ce livre. Je n'en ai jamais entendu parler auparavant et il ne semble pas faire beaucoup de bruit dans la blogosphère (ou j'ai manqué le buzz), mais je le recommande fortement si vous aimez être changé et ensorcelé.

15-03-2019

C'est Acr0 Livrement qui m'a parlé de ce livre il y a quelques mois, juste après avoir lu Faërie de Raymond E. Feist. Selon elle, la mariée en bois avait tout pour me séduire. J'ai pleinement confiance en Acr0 et j'ai souvent confiance en leurs impressions. Et de toute façon, quand j'ai vu la couverture et le sujet, recommandations ou non des mariées, je n'avais qu'une idée en tête : l'acheter et la lire ! Il y a une réimpression du Pocket Book, mais je voulais l'avoir dans sa première traduction française dans Les Moutons électriques (collection de la Bibliothèque Voltaica) car l'objet du livre est magnifique. Enfin, et à mon grand regret, il ne s'agit pas de tomber amoureux (de toute façon, je l'ai fait très rarement), mais j'ai beaucoup apprécié ce livre avec son atmosphère pleine de magie primitive. Une belle découverte et un très bel achat que je ne regrette pas du tout ! The Wooden Wife n'est pas un roman à l'action impressionnante ni même avec un fil conducteur bien marqué (sauf pour trouver une explication à la mort étrange de Davis Cooper). C'est plutôt une immersion étonnante dans l'atmosphère particulière des montagnes et du désert de l'Arizona. Il n'y a pas de prophétie, de malédiction ou de lutte contre le mal ici, non, juste la rencontre avec une forme de magie primitive, une magie naturelle ancrée dans la vie quotidienne de ces paysages sauvages. Le lecteur fait ce voyage avec Maggie Black, l'héroïne qui, après une vie mouvementée à Los Angeles, quitte tout pour s'installer dans le chalet de Davis Cooper, un vieux poète anglais qui lui a laissé la plupart de ses affaires (dont la maison). Fascinée par l'écrivain et par sa mort surprenante (noyée dans une rivière asséchée), Maggie veut lui rendre un dernier hommage en écrivant sa biographie et ainsi se plonger dans le passé du vieil homme. Poète et journaliste, elle semble avoir perdu son feu sacré au fil des années ; les années 1940 sont là, il est temps de se questionner. La vie en montagne vous ouvrira les yeux sur beaucoup de choses : une sorte de voyage d'initiation chamanique... danser autour du feu, avec le calumet et la plume dans les cheveux moins... cependant ! J'ai été surpris lorsque j'ai regardé les colonnes publiées, découvrant qu'une lectrice (je ne sais pas laquelle) avait été très déçue par sa lecture parce qu'elle attendait un livre pour enfants basé sur l'illustration de la couverture. Je suis surpris parce que pour moi, ce magnifique tableau de Brian Froud, n'a rien d'enfantin, bien au contraire ! Je sens beaucoup d'ambiguïté (cette créature féminine est-elle "bonne" ou "mauvaise") et une certaine sensualité. Et le texte qui le sous-tend s'adresse clairement aux adultes. Ce n'est pas qu'il y a des difficultés à comprendre, mais plutôt à cause des questions traitées et de la façon dont elles sont traitées. L'héroïne a plus de 40 ans, loin des préoccupations des adolescents, et c'est bien ! C'est donc un rythme assez long et contemplatif qui prévaut ici. Les éléments surnaturels sont progressivement et naturellement intégrés dans l'intrigue, le lecteur s'habitue à connaître des animaux qui ne sont pas vraiment des animaux et, comme l'héroïne, adopte progressivement les croyances et certitudes du lieu. Entre folklore celtique et mythologie amérindienne, il n'y a qu'un pas ! Les créatures sont intimement liées à la terre qu'elles traversent et à l'air qu'elles respirent. Les habilleurs ou animaux de la culture amérindienne et le principe du " prêt pour un rendu " très présent dans le folklore anglais (les humains s'occupent des faes mais attention, puisqu'ils ne font pas la différence entre le bien et le mal, c'est souvent risqué) s'y côtoient parfaitement, offrant une ambiance très particulière. Chaque pierre, chaque feuille, chaque cactus, chaque animal de montagne a sa propre essence et les personnages ont de nombreux visages (la plupart insoupçonnés !)... bref, l'atmosphère grésille de magie et ensorcelle Maggie Black et le lecteur. En plus de cette magie primitive très palpable, j'ai également apprécié la grande importance accordée à l'art dans ce roman. L'Ensorceleuse d'Elizabeth Hand lie étroitement Faërie à la peinture préraphaélite ; ici, les personnages évoluent dans un cercle d'artistes divers, du poète au peintre (sculpteur et musicien inclus). J'aime vraiment l'idée qu'il y a un fil très solide et intense entre la magie et l'art ; et puis on est au milieu ! La peinture de Brian Froud (illustration de couverture) sert de base à cette histoire. Terri Windling s'est inspirée d'elle pour écrire son roman et l'a inclus dans son texte, car les personnages ont eu l'occasion de connaître le travail de l'illustrateur, en particulier ce tableau, alors appelé L'Epouse de bois. L'auteur publie également des fragments de poèmes, certains de Pablo Neruda, d'autres d'Anna Naverra (une compagne décédée de Davis Cooper). Ne regardez pas, ce dernier est le résultat de l'imagination de Terri Windling, mais la réalité et la fiction se marient si bien que nous ne savons plus où est la barrière... Les coyotes crient-ils à la lune en Arizona pour ce qu'ils semblent être ? l'ambiguïté est peut-être vraiment présente dans les montagnes près de Tucson ? En tout cas, j'aime à le croire, Terri Windling est un nom très peu connu en France. Rédacteur en chef et anthologue reconnu, l'Américain a peu écrit et a été traduit encore moins dans notre pays, snif ! J'espère que cette erreur sera réparée rapidement au cours des prochaines années car elle est définitivement une spécialiste à suivre. Je possède Blanche-Neige, Rouge sang, une anthologie qu'il a réalisée avec Ellen Datlow, que j'ai beaucoup aimée quand je l'ai découverte il y a plusieurs années et que je dois relire (pour vous dire !). Quelques erreurs typographiques se sont glissées dans la traduction de Stephan Lambadaris, une traduction que j'ai parfois trouvée un peu maladroite (j'ai remarqué plusieurs fois des répétitions) ; cependant, il y a quelque chose de fort dans la plume de Terri Windling : de nombreuses images choquantes et un peu magiques, un peu comme si l'auteur avait glissé une part de son aura forte dans son texte. J'aimerais amener l'Américaine Loreena McKennitt qui, dans un autre disque (la musique dans ce cas-ci), le fait passer pour un courant magique puissant, mais je pense que les deux sont un peu faux. Pas un coup de foudre mais un univers choquant, un thème que je veux plus que tout explorer et un auteur/éditeur/artiste que j'espère retrouver à travers une autre de ses œuvres !

Terri Windling

Le Livre de Poche

Le premier "Livre de Poche" est paru en 1953, sous l'impulsion d'Henri Filipacchi, alors secrétaire général de la Librairie Hachette. Il associe ses amis éditeurs les plus influents à son projet, pour offrir les meilleurs classiques dans la version "Livre de Poche", un format qui tient dans votre poche et qui est bon marché. Le succès est tel que le "Livre de Poche" reste à ce jour la première collection de poche française largement diffusée, distribuant près de 360 nouveaux titres par an et ayant 1 000 titres réédités chaque année.