L'homme qui penche
  • Éditeur: Pleine page
  • Rencard:
  • Langue: Frances
  • ISBN: 2913406874
  • Tags: prose, journal, poésie, combat, deuil,

Télécharger le livre L'homme qui penche gratuitement en français gratuitement

"Je ne peux pas leur parler. Comme je le voudrais, je laisse beaucoup de mots - arrivées mais cachées, loin des funérailles, je touche ce que j'écris, après une longue journée de travail, chaque mot me coupe le souffle. Né en 1956, Thierry Metz a décidé de mourir le 16 avril 1997.

Thierry Metz

Thierry Metz

Nationalité : France Né à : Paris, le 10 juin 1956 Mort à : Agen, le 16 avril 1997 Biographie : Né en 1956 à Paris, Thierry Metz s'installe à Agen avec sa famille à l'âge de 21 ans. Il partage son temps entre son travail de travailleur dans les travaux qui lui permettent de gagner sa vie et les périodes de chômage pendant lesquelles il écrit. Il contacta le poète Jean Cussat-Blanc, dont le magazine Résurrection fut le premier à le publier de 1978 jusqu'à ce que son œuvre soit reconnue. Cette reconnaissance se reflète dans l'attribution du Prix Voronca en 1988, Sur la table inventée publié par Jacques Brémond et, enfin, dans la publication du Journal d'un manœuvre chez L'Arpenteur Gallimard, précédé du poète Jean Grosjean puis de Lettres à la Bien Aimée. Ses collections ultérieures seront publiées par des éditeurs indépendants, notamment Opales puis Pleine Page à Bordeaux, où il publie L'Homme qui leans, Terre... Dernière publication : Poésie 1978 - 1997, Éditeur : Pierre Mainard (12/05/2017) La mort accidentelle de son deuxième fils en 1988 a été une tragédie dont elle ne se remettra jamais. Après plusieurs tentatives d'abstinence d'alcool, épuisé de ne pas pouvoir résister aux cauchemars qui le submergent, il se suicide le 16 avril 1997. L'homme et son œuvre ont été honorés par le monde de la poésie et par les éditeurs qui continuent à les publier. + Voir plusAjouter des informations

Critiques

19-09-2019

des notations plus ou moins courtes - attention aux autres, au regard, à l'angoisse - attention fraternelle - lutte avec soi-même parfois, et acceptation - la recherche, toujours d'écriture. Un très joli petit livre.

18-09-2019

L'auteur, qui nous parle à partir de pages laissées en prose, écrira deux cahiers comme autant de séjours à l'hôpital psychiatrique de Cadillac, en Gironde. Dans l'hôpital, qui est "une résidence comme les autres, différente pour chacun, modifiée par ce qui y est dit, par ce qui y est fait", il cherche à écrire à l'habitant qui a cessé d'occuper la maison qui est son corps, ses souvenirs, son moi. Cherchez celui qui se penche sur les feuilles, injoignable au crayon et au langage. Mais "il lui manque encore ce qui aurait pu être. Dans tous les visages qu'il observe, de la jeune infirmière qui lui prête attention, de Mady "La Simple rose du regard", de Philippe qui n'est pas "habité par ce qu'on peut croire", il cherche cet occupant, ce déserteur convoité, il voit les corps fragmentés, prisonniers de "l'hypnose du souvenir". Attention aux âmes itinérantes qui vont et viennent sans but, sans même prendre la route. Tout entre et sort, tout accueille et accompagne, tout nous rapproche mais aussi nous éloigne... Il n'y a que le désir de pouvoir vous lier à eux, à nous. Mais la proximité est difficile et les mots sont disparates, ils ne sont pas toujours corrects. "L'homme penché est sur le chemin. Il n'y a que l'espoir d'apprendre à revivre, à continuer à compter et à écouter, à jouir des choses. Mais pour la plupart, ils sont déjà morts, morts "sans le savoir". Sans colère ni réelle tristesse, Thierry Metz livre ses derniers poèmes, ceux d'un homme qui lutte pour trouver l'espoir, au risque de se rappeler que les nuages ne sont pas toujours des messagers de pluie, et que parfois ils sont là par la simple poussée du vent, soupire des promesses. Mais "quoi que vous fassiez ou écriviez", dit-il, "n'y a-t-il pas ou seulement ce moment qui reste ? "Une œuvre écrite avec force et générosité, dotée d'une mélancolie des jours à venir, car, contrairement à certains avec qui il partage ses journées en Gironde, il sait que le salut n'est pas au programme. Un homme dont la vie a été interrompue par une voiture qui n'a laissé qu'un vélo sur un côté de la route, écho de l'injustice de celui qui aimait peut-être vivre, et que l'on peut encore trouver, à travers ces pages.