Les fruits du Congo
  • Éditeur: Gallimard
  • Rencard:
  • Langue: Frances
  • ISBN: 2070722988
  • Tags: chroniques, roman, poésie, jeunesse, tristesse,

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Les fruits du Congo est une afficheReprésentant un magnifique noir aux citrons dorés. Des écoliers d'une ville auvergnate rêvent de cette affiche qui symbolise pour eux l'aventure et la poésie extrême de la vie. Qu'est-ce que l'adolescence ? C'est la question à laquelle Alexandre Vialatte répond avec ce grand roman... En fait, il n'y répond pas : il nous montre l'adolescence, avec ses extravagances, ses aspirations sublimes, ses amours mélancoliques... Il nous montre aussi toute une ville de provinces avec ses foires, son meurtrier, son médecin, son école, sa place...

Alexandre Vialatte

Alexandre Vialatte

Nationalité : France Né à : Magnac-Laval, 22 avril 1901 Mort à : Paris, le 3 mai 1971 Biographie : Alexandre Vialatte, né le 22 avril 1901 à Magnac-Laval (Haute Vienne) et mort le 3 mai 1971 à Paris, est un écrivain français. Il s'installe à Ambert (Puy-de-Dôme) avec sa famille en 1915, et en 1916 il rencontre les frères Paul et Henri Pourrat, à qui il noue une longue amitié, surtout avec ce dernier. Cette amitié, marquée par de nombreuses excursions dans les montagnes du Livradois et du Forez, et une connexion abondante, sera un peu "subsidiaire" par nature. De langue allemande, il fut de 1922 à 1928 secrétaire de rédaction de La Revue Rhénane en Allemagne, dans la région occupée par les forces françaises. En 1938, il enseigne le français au lycée franco-égyptien d'Héliopolis, près du Caire. Il s'engage en 1939 et est fait prisonnier en Alsace en juin 1940, ce qui provoque un effondrement psychologique qui le conduit à l'hôpital psychiatrique de Saint-Ylie, près de Dole. Après une tentative de suicide, il est parti en 1941. Cette expérience est racontée dans Le Fidèle Berger, le roman du soldat qui plonge dans la folie en marchant et qui sera sauvé en pensant à la femme qu'il aime. Son ami Henri Pourrat mentionne[1] " ce village où Vialatte, trempé tous les jours dans l'étang des Escures limpide, écrit Le Fidèle Berger en trois semaines, et est le plus étonnant des livres de guerre publiés pendant la guerre, le plus profond. Celui où la colère, l'humour, la simplicité et la fidélité nous parlent de plus près. En 1948, il retourne à Ambert et s'installe à Paris (face à la prison de la Santé). De 1952 jusqu'à sa mort, il écrit les 898 Chroniques publiées (sauf 10) dans le journal La Montagne d'Auvergne. Il a également terminé la plupart des articles qu'il a écrits par la phrase : "Allah est donc grand, sans aucun rapport avec le sujet de l'article, mais témoignant parfaitement de son humour particulier et non conventionnel : Wikipédia Ajouter des informations

Critiques

24-03-2019

Roman, chronique... Il faut lire Vialatte, comme si c'était interdit !

23-03-2019

Comment expliquez-vous l'intrigue de ce roman ? Trop épaisse et complexe comme une forêt tropicale inexplorée. Mais l'intérêt est différent... Nous nous laissons emporter par une écriture poétique, coquine et un peu mélancolique. Des phrases ciselées pour décorer un collier de citations et d'images qui pourraient sortir d'une peinture surréaliste.

22-03-2019

Ce livre est une pépite, qu'est-ce que je dis ? C'est une pépite, c'est une mine ! Il faudra le relire un peu plus tard, parce qu'il y a tant de choses à comprendre et tant de plaisir, à chaque phrase... plein d'idées (folles), bougeant beaucoup... C'est merveilleux. Je me tais ou ma porte et ma bouche et mes doigts sont dérangés, oui, voici un livre, difficile, nous ne comprenons pas tout, mais wow quel plaisir. Nous l'aimons. Je l'adore enfin et j'attends avec impatience la prochaine révision plus tard, quand j'étais plus vieux !

21-03-2019

"Les Fruits du Congo", c'est avant tout la musique, l'essence de la poésie qui devient un courant cristallin pour raconter la tragique et douce histoire de Federico et Dora qui "fut reine des îles et du labyrinthe". Si vous avez oublié votre adolescence, si vous ne vous sentez aucun atome accroché au fantastique et à l'étrange qui parcourt les ruelles étroites de certains films, silencieux et bavards (pensez "Liliom" de Fritz Lang, par exemple), si vous considérez les poèmes comme les lucubrations des esprits troublés, si tendresse et sommeil sont seulement des mots pour vous, Alors ne lisez pas Les Fruits du Congo. Vous ne comprendriez rien et vous vous demanderiez si l'auteur ne se moque pas de vous. L'intrigue est fragile et presque ténue : Frédéric, dit Fred, un lycéen trop long et trop mince, dirigé par son oncle et tuteur, le Dr Lamourette, avec un melon incongru au lieu du béret traditionnel de l'époque (nous sommes en 1951), étudie les mathématiques et la philosophie à l'école de monsieur Vantre. Parmi ses passe-temps, on trouve les assemblées "Korea's Pleasures", des rassemblements périodiques de ragoûts remplis de mots et de rêves et imaginés pour avoir apprivoisé les mauvais tours du destin en jouant avec un personnage fictif du nom de M. Panado. Fred tombe amoureux d'une très jeune fille qui se fait appeler Dora et dont il passe les deux tiers de son livre à apprendre le vrai nom et les origines. Ici, la sexualité ne compte pour rien : tout est regards, soupirs, émotions à la surface de la peau et sensibilité. Et tout finira en tragédie parce qu'à cet âge, tout est tragique et M. Panado - c'est quelque chose que nous apprenons avec l'âge - n'abandonne jamais. Un style incroyablement musical pour un roman atypique, plein de cieux rêveurs et d'étoiles filantes, que vous aimerez ou rejetterez en bloc mais qui ne vous laissera pas indifférent. ;o)

20-03-2019

Vialatte ! Il avait entendu les compliments alors qu'il buvait l'eau dans une petite ville balnéaire d'Auvergne. Dedet, le talentueux écrivain, je dirais, l'écrivain de la Mémoire du fleuve, me semblait plus attiré par les lettres que par les caprices de mon dolichocolon. Il m'a ordonné d'aller aux eaux et m'a prescrit doctrinalement la lecture d'Alexandre Vialatte, la station régionale qui livrait ses chroniques à La Montagne (journal local), non sans les fermer d'abord toutes seules : "Et voilà comment Allah est grand. En plus d'une rencontre avec Battling the Dark, sa recette insiste sur la capture régulière de fruits du Congo. Cependant, la dose a été retardée... Bien des années plus tard, oublié sur une étagère, j'ai trouvé le livre, "Il était là, comme la vie qui pardonne. Les comparaisons sont souvent vaines, stupides ou stériles, mais il me semble que lire Vialatte, c'est comme lire les trois Jacques : Sternberg, Audiard et Prévert plus Blondin, Fallet, un peu Anouilh et beaucoup de Giono (Jean le Bleu). Admettons que c'est une excellente façon de prendre plaisir à lire... Poésie, tristesse, mélancolie rivalisent avec le baroque, la tristesse, l'humour dans une sorte de facunda, un véritable hymne, contre vents et marées, à la vie, "où le meilleur vaut le pire", alors que le fatum implacable et inévitable menace toujours : "Le destin traverse nos vies avec des semelles en feutre. Il se cache sans se masquer. Ce qui nous empêche de l'identifier, ce sont ces gestes quotidiens, ce manque de mystère et de cérémonie. Vous ne le reconnaissez qu'une fois que vous êtes passé par là. Il faut donc excuser les enfants romantiques qui s'attendent à ce qu'il vienne entouré d'éclairs et d'éclairs, qui ne se sentent pas quand il arrive, quand sa main saisit son poignet sous son pèlerinage scolaire, avec un geste qui va laisser des traces. Cette nostalgie d'une adolescence dans une ruelle, il convient de conduire lentement pour distiller sans mesure un style subtil et inattendu dans lequel le zeugma est généreux et capricieux tandis que l'oxymore s'excuserait presque pour tant d'audace. Il ne faut pas avoir peur de s'abandonner et de se perdre dans un univers fantastique, parfois surréaliste comme celui du Grand Meaulnes. Cette œuvre nécessiterait une création cinématographique, mais quel réalisateur aurait été ou aurait été assez inconscient pour s'aventurer dans ces labyrinthes de l'imaginaire et du merveilleux : Philippe de Broca, Michel Deville, Jean-Pierre Jeunet ? Et si tout cela se reflétait dans l'image d'un peintre, peut-être Aristide Caillaud aurait-il pu peindre un tableau juste de cet exotisme enchanteur, même si c'était un provincial. Mais plus de synesthésie... Voilà comment Vialatte est grand !

Alexandre Vialatte

Gallimard

Gallimard est un groupe d'édition français, fondé en 1911 par Gaston Gallimard, et issu des éditions NRF créées en 1908 par Gide et sa famille. Le groupe Gallimard est considéré comme l'un des plus importants éditeurs français et a remporté de nombreux prix Goncourt, Nobel de littérature et Pulitzer dans son catalogue d'auteurs.