Où vont les arbres ?
  • Éditeur: Mercure de France
  • Rencard:
  • Langue: Frances
  • ISBN: 2715232349
  • Tags: souvenirs d'enfance, poèmes, poésie contemporaine, poésie, peur,

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"L'intention de raconter l'histoire des forêts de mon pays brûlées par quinze années de guerre est devenue courteLes personnages sont apparus au fur et à mesure que l'écriture progressait, attaquant les poèmesEnfants vêtus d'écorceMères faites du même bois que la tableLes mères ont poussé les murs, détruit les maisons, fraternisé avec les arbres, partagé leurs craintes et leurs jeux.

Vénus Khoury-Ghata

Vénus Khoury-Ghata

Nationalité : France Né à : Baabda, Liban, 23/12/1937 Biographie : Venus Khoury-Ghata est une femme de lettres française. Il est né à Baabda, près de Beyrouth, dans une famille catholique. Son père est un ancien moine qui est devenu soldat après quelques années comme interprète pour un haut-commissaire en France. En 1957, Vénus épousa un homme riche et important. Elle aura trois enfants de ce premier mariage, qui vivent toujours au Liban. Après des études à l'Ecole Supérieure des Lettres de Beyrouth, il a travaillé comme journaliste. Il publie son premier livre de poésie à Beyrouth, "Les visages inachevés", en 1966. En 1970, Vénus rencontre Jean Ghata, un scientifique spécialisé dans les rythmes biologiques, qui vient donner une conférence à l'Université américaine de Beyrouth. Amoureuse de la chercheuse française, elle a divorcé de son mari libanais. En 1971, il publie son premier roman, "Les inadaptés", publié aux Editions du Rocher et, en 1972, il épouse Jean Ghata et s'installe avec lui à Paris. Venus Khoury-Ghata a publié une vingtaine de romans et autant de recueils poétiques. Poète, romancier, critique littéraire, il est l'un des grands noms de la littérature contemporaine en langue française. Il est membre de dix jurys littéraires, dont ceux de l'Académie de Mallarmé et des prix France-Québec, Max-Pol Fouchet, Senghor, Yvan-Goll et Cinq continents de la Francophonie. Au fil des ans, il a construit une œuvre riche, alternant poésie et roman, qui a reçu de nombreux prix : Un faux pas dans le siècle (Belfond, Prix Mallarmé 1982), Antología Personal (Actes Sud, Prix Supervielle 1997), Le Moine, l'Ottoman et La Femme du grand argentier (Actes Sud, Prix Baie des Anges 2003). Son dernier roman, Seven Stones for the Adultererous Woman, publié en 2007 dans le Mercure de France, a connu un grand succès.

Critiques

19-03-2019

Des textes très proches des sensations et qui évoquent de nombreuses images pour définir les générations. La place de la mère est fondamentale et l'éclectisme des différents points de vue sur ce personnage ne fait que la rendre plus humaine d'une part et divine d'autre part avec l'évocation de la nature.

18-03-2019

Prenez votre temps pour le faire. Lisez lentement. Restez dans les mots de Vénus Khoury-Ghata et peu à peu, un large éventail d'émotions s'ouvrira devant vous. Ce livret est essentiellement un hommage à la mère, aux mères et aux enfants qui s'échappent du nid familial. L'image du père est difficile, violente, est-ce dû à ce que l'auteur a vécu ? Probablement C'était hier. il y a longtemps La colère du père a détruit la maison. nous nous sommes cachés derrière les dunes pour émietter leurs cris. la Méditerranée tourbillonnait autour de nous comme un chien autour d'un mendiant la mère nous a appelés jusqu'au coucher du soleil, ça devait être beau et ce n'était que triste. les jardins passaient plus lentement que les hommes. on a mangé notre chagrin jusqu'à la dernière miette. puis l'écharde tourne devant le soleil. Une très belle découverte...Venus Khoury-Ghata, d'origine libanaise, est une femme de lettres française. La poésie occupe une place importante dans la culture libanaise et l'auteur l'apprécie dès son plus jeune âge.

17-03-2019

De la poésie de haut vol ! J'ai vu le moment où j'allais finir par copier tout le texte sous forme de citations... le choix est difficile, tant est difficile l'écriture, la qualité, les métaphores puissantes, dans un spectacle pyrotechnique d'images toutes plus belles les unes que les autres. Inattendues, surprenantes, déconcertantes, elles fascinent, subjuguent, tordent le cou de l'évidence pour nous conduire dans un monde cohérent et beau où les souvenirs d'enfance entre joies et peines sont magnifiés dans un style presque épique, un peu comme un Saint Jean persan. Chaque verset appelle le suivant, dans un mouvement de vagues qui nous fait avancer en eaux profondes. Quelle belle façon de raconter le passé, et avec quelle maîtrise de la langue et du vocabulaire : "Poreux de silenences retenus Nous changeons d'apparence au fil des saisons. croissance des écorces Octobre nous affûtait Décembre nous a transformés en taches de rouille sur les hanches. à la maison" ! Un univers à la fois irréel et vrai, où la forme, pure et complexe, donne profondeur et mystère au sens, un peu comme celui de Christian Bobin. De la POESIA, je vous le dis !

16-03-2019

De quel type de bois les mères sont-elles faites ? Moins que rien aux yeux des hommes, plus que rien aux yeux des enfants. Ces enfants qui grandissent..." Mère de rien du tout qui a passé des années dans son tablier décoloré un balai à franges dans une main C'est cette figure maternelle que Vénus Khoury-Ghata illustre dans les poèmes de ce recueil, tous dans l'ombre et la lumière. La femme et la mère cimentent les cœurs et tissent à travers leurs larmes et leur colère, leur courage et leurs peurs, le destin des petits qu'elles accueillent et nourrissent. Parfois insignifiante et transparente, pour d'autres, forte comme un roc, reste l'un des piliers, sinon LE pilier de la maison. Mais en êtes-vous vraiment conscient, Père et Fils ? La Mère semble souvent porter son monde à distance dans l'indifférence et le mépris. "Agenouillez-vous devant la maison la mère insultait les flammes quand une branche trop verte faisait des étincelles J'avais un compte à régler avec le froid avec ses reins. quatre enfants suspendus à leurs hanches un sol qui vomit de la boue et de la poussière le fidèle compagnon balai à gauche au ras du sol "Après avoir lu les "ténèbres", je me suis réjoui et interrogé sur cet univers abondant mais si beau et si féroce - déstabilisant - à travers les paroles sublimes de Vénus Khoudry-Ghata. La maison, sujet aussi central et mystique (mystique ?) que la mère dans la plume de l'auteur, a quelque chose de fascinant. Elle est "animée", sans que personne ne puisse définir avec certitude la "couleur" de cette âme : maison au pied des arbres de la forêt qui l'entoure, ses murs gardent ou rejettent, retiennent ou libèrent, vont et viennent, selon un mécanisme dont les mécanismes obscurs nous échappent. C'est une lecture qui reste ouverte, confuse et éveille le plaisir des mots, du son et du sens entrelacés pour une observation belle mais souvent amère. "En me penchant par-dessus mon épaule une femme morte illettrée regarde ce que j'écris chaque ligne ajoute une ride à mon visage Assis sur le même seuil les mots de ma langue maternelle me saluent à la main Je les déplace lentement comme elle l'a fait avec ses ustensiles de cuisine. le creuset de fontaine en pot a voyagé de main en main Quels mots se réfèrent à la migration des hommes et des femmes fuyant le génocide, la sécheresse, la faim et la faim ? les enfants et la volaille dans le même paquet, est-ce qu'ils parlaient le rocailleux araméen l'Arabe orageux des tribus belligérantes ou la langue qui tient de telles perles de verre dans les poches de nos enfants.

Vénus Khoury-Ghata

Mercure de France

A l'origine, Le Mercure de France était une revue française fondée en 1672 sous le nom de Mercure Galant. Elle devient maison d'édition au XXe siècle, publie les premières traductions de Nietzsche en français, l'éditeur publie les premiers textes de Paul Claudel, Colette ou Guillaume Apollinaire, Romain Gary publie les romans d'Émile Ajar, ce qui lui permet de gagner deux fois le Prix Goncourt.