Passagers d'exil
  • Éditeur: Bruno Doucey
  • Rencard:
  • Langue: Frances
  • ISBN: 2362291618
  • Tags: prose, anthologies, poèmes, recueil de poèmes, poésie,

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Cette anthologie de poèmes rassemble 62 poètes et écrivains qui nous rappellent que l'hospitalité est une des valeurs fondamentales de l'humanité. Destiné en particulier aux adolescents et aux consommateurs de drogues injectables dans les écoles secondaires, il ne rassemble pas seulement des textes sur le thème de l'exil : il aborde un thème, construit une réflexion, facilite la sensibilisation. Naître quelque part ; devoir fuir son pays ; traverser la mer au péril de sa vie ; arriver en territoire inconnu ; chercher un toit, un travail, des papiers ; devenir étranger, apatride, émigrant... et puis voir comment on tend la main. De Nelly Sachs à Mahmoud Darwich, d'Ananda Devi à Laurent Gaudé, de JMG Le Clézio à Magyd Cherfi, 62 poètes et écrivains du monde entier expriment leur sens de l'hospitalité et offrent leurs mots avec tant de mains tendues. Cinquième titre du recueil "Poés'idéal", réalisé par Murielle Szac...

Bruno Doucey

Bruno Doucey

Ouvert aux poètes du monde entier, Bruno Doucey Publishing se consacre à la publication et à l'édition de recueils de poésie contemporaine.

Critiques

24-03-2019

Diversité des voies, diversité des voix... Un cri, des mots comme mendier ou crier. Les mains tendues vers l'inconnu dans l'espoir de voir des portes et des cœurs ouverts. Auteurs classiques et contemporains - poètes, dramaturges, romanciers - pour inviter chacun à être accueilli et hospitalier.

23-03-2019

52 poètes : Flora Aurima Devatine, Sophie Charpentier, Peter Bakowski, Nelly Sachs, Jeanne Benameur, Nazim Hikmet, Aurélia Lassaque, Michaël Gluck, Hala Mohammad, Magyd Cherfi, Soprano, Antonio Machado, Teresa Rebull, Mireille Fargier-Caruso, Pierre Kobel, Juan Gelman, Saleh Abdalahi Hamudi, André Laude, Jean Joubert, Murielle Szac, Tanella Boni, Gaël Faye, Emma Lazarus, Margaret Atwood, Rolando Kattan, Caroline Boidé, Maram al-Masri, Clementina Suarez, Mahmoud Darwich, Michel Baglin, Pierre Maubé, Miguel Angel Asturias, Karl Lubomirski, Yannis Ritsos, Claude Ber, Langston Hughes, Patricio Sanchez, Hermann Hesse, Souad Labbize, Éric Dubois, Louis-Philippe Dalembert, Sabine Huynh, Jacques Prévert, Sabine Péglion, Jean-Marie Berthier, René Depestre, Bruno Doucey, Ananda Devi, Roja Chamankar, Benjamin Fondane, Laurent Gaudé, Eschyle.D'autres écrivains, en écho : Aris Fakinos, J.M.G. le Clézio, Gaëlle Josse, Susanna Moodie, Qassim Haddad, Seymus Dagtekin, Elsa Solal, Rachel Hausfater, Didier Daeninckx, Anne-Laure Bondoux.

22-03-2019

J'ai reçu ce recueil de poèmes dans le cadre de l'Opération Masse critique, je vous remercie de cet envoi avec une note de l'auteur, que je trouve très belle, moi qui ai lu peu de poésie (et encore moins celle des jeunes) j'avais hâte de découvrir ce livre dont la couverture me séduisait immédiatement et en même temps j'avais peur de me lasser. Eh bien, pas du tout. Le livre est construit d'une manière intéressante : les poèmes sont regroupés en chapitres qui forment une progression. Ensemble, ces poèmes deviennent les porte-parole de tous les exilés, une histoire vieille de plusieurs milliers d'années. En lisant ces poèmes, nous nous rendons compte que l'exil est aussi vieux que le monde et que l'histoire de ces hommes, femmes et enfants n'a pas fini de se répéter. Les chapitres commencent par quelques citations sur l'exil, suivies de poèmes. Pour chacun d'eux, le nom de l'auteur est indiqué et quelques lignes éclairent sa vie et, souvent, les raisons qui l'ont conduit à aborder le sujet de l'exil. Dans chaque chapitre, nous faisons un pas en avant et découvrons un nouvel aspect de l'exil et de ses conséquences. Si cette histoire avait été écrite en prose, nous aurions découvert l'histoire d'une personne, d'une famille ou même d'un groupe, mais le fait de l'avoir abordée par des poèmes nous a donné une vision plus globale. Pendant quelques minutes, nous serons cet exil. Beaucoup d'auteurs, donc, des poèmes variés, dont certains m'ont moins plu. A la fin de ce livre, j'ai eu le plaisir de rencontrer Jacques Prévert, qui m'a donné des conseils de lecture sur le même sujet, mais aussi des chansons à écouter, des films à regarder, des sites web à consulter pour ceux qui veulent en savoir plus et même l'adresse du Musée d'histoire de l'immigration. Je pense que c'est une bonne idée de donner envie aux jeunes lecteurs, ou à leurs parents, d'approfondir le sujet.

21-03-2019

Les passagers en exil, combien de temps encore ? C'est impossible de dire que j'aime ce livre. Je ne peux pas aimer ces cris de désespoir, je ne peux pas apprécier ces textes comme s'ils étaient quelques poèmes lancés ici et là comme quelques balises, quelques bouées, quelques témoignages, quelques appels au secours. Ces textes sont avant tout de la poésie, de la grande poésie, de la poésie qui vient du fond de l'être humain, de la poésie qui vient du dernier espoir avant que le vital ne redevienne poussière. Poussière, poussière des ruines, poussière des bombes. Des rêves brisés encore chauds, mélangés à la poussière d'étoiles artificielles, semés par tous les vendeurs de larmes de la planète, viennent mourir au plus haut point de la courbe d'un cil. Comme une dernière goutte de vie avant la sécheresse. La poussière, la poussière de la terre. Cette terre qui ne se nourrit plus, épuisée par les hommes, sèche comme leur conscience. Débris d'enfance où il n'y a pas eu le temps de travailler. Guerres, famines, religion, pollution, économie, argent, banquiers parasites, égoïsme, pouvoir, ignorance, stupidité, que le meilleur gagne ? Je ne peux pas aimer ce livre, il est beaucoup plus fort que ça. C'est un rappel douloureux de la fragilité de la vie, la vie qui ne contient rien, la vie que les maîtres du monde ont prise. Ces salauds barbus de toutes sortes, ces liens dans les marchés, ces manipulateurs aux dents tranchantes, ces assoiffés de plus en plus, ces exploiteurs de la pauvreté, se sont donnés le droit à la vie et à la mort sur leurs semblables. C'est un livre que je ne peux pas aimer, je ne peux que le sentir. C'est un autre inventaire, malheureusement un peu plus nécessaire jour après jour. C'est l'écho du rien qui frappe le mur du superflu. Des passagers exilés, comme des passagers clandestins dans la vie. Migrant, comme si vous mettiez votre avenir sous vos pieds, comme si vous mettiez votre histoire dans un paquet, comme si vous demandiez le droit de vivre, comme si vous entriez dans l'humanité. Je ne peux pas aimer ce livre qui n'a pas à exister, je l'adore. Tous les cris qui s'ancrent dans les plis du papier, dans les plis de nos sociétés, jettent mon impuissance, ma passivité, à ma bouche. Un espoir malgré tout. Toutes les portes qui se ferment, tous les murs qui s'élèvent, tous les fils barbelés qui se détachent, tous les bords qui se dessinent un jour cèderont quoi qu'il arrive. Le brin d'herbe atteindra toujours l'extrémité de la dalle de béton. Cela prendra le temps qu'il faudra, mais la vie prendra toujours le dessus. Le fluide s'infiltrera toujours dans la fissure, pas une barrière ou un bouchon qui empêchera l'eau de couler, et Passagers en exil est un recueil de poésie, l'essence même de la poésie. Une poésie qui rime avec tout, qui rime avec liberté. Liberté, égalité, fraternité, si ce n'est pas de la poésie que de vouloir y croire... Nous sommes si fragiles

20-03-2019

"Un seuil historique a été franchi. Selon le rapport statistique annuel du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), le nombre de personnes déracinées dans le monde en 2015 a dépassé 60 millions, atteignant le seuil historique de 65,3 millions. Soyons un être humain de 113".LE MONDE 06.2016 Haïti, Tunisie, Turquie, Syrie, Espagne, Algérie, Ukraine, Argentine, Palestine, Honduras, Iran, Vietnam, Roumanie, Rwanda ? Points, lignes, lignes, cartes, routes, routes, files d'attente, bateaux, mers, îles, guerres, dates, famines, génocides, nombres, solitude, espoirs, arrêts, camps, frontières, ponts, rivières... Angola, Erythrée, Somalie, Croatie, Serbie, Bosnie, Chine, Cambodge... Trains, rencontres, tentes, portes, accidents, langues, sons, demandes, attentes, convois, bateaux, L'exil est un radeau. Une performance. Un remplaçant. Un risque. Une rançon. Une douleur. Une seule mort. Une blessure, une déchirure. Un espoir. Un demain, peut-être un. Un espace, une lumière, une plage, un pahre, une main, un regard, une sortie, une possibilité. Nigéria, Mali, Guinée, Libye, Afghanistan, Pakistan, Yémen... Des points, des banques, des lignes, des visages... par millions, des noms... parfois. Un nom, une histoire, une lettre, un poème. Un appel, une déclaration de perte, d'amour, de vie. Pourquoi collecter ces textes, pourquoi et pourquoi cette veillée ? Qu'ils existent, qu'on les lise. On peut donc dire que des hommes sont passés par là. que les hommes traversent depuis des milliers d'années. Pour que votre voyage, vos visages, vos chemins puissent être tracés à partir de ces lignes. L'exil, à tout prix, malgré tout. Le poids est lourd. La terre, le sable, l'enfance, les parfums, les fruits, les couleurs, les villages. Mémoire. Le poids est lourd. L'absence le conduit à l'exil. Acte de survie, d'espoir, de déclaration de vie. Bruno Doucey nous rappelle : "L'histoire des exilés est vieille comme le monde". Nous sommes tous les derniers nés de ces premiers qui nous ont précédés. De ceux qui sont passés. Avant toute ville, il y a toujours eu un arrêt, un premier feu, une première nuit ? Avant toute ville, il y avait une fête d'hommes et de femmes que les vents portaient, que la glace poussait, que les guerres et les famines s'éloignaient. Un arrêt, un nouvel incendie, un premier jour. Les passagers en exil recueillent de nombreux textes du monde entier, d'hier et d'aujourd'hui, de pays de glace, de sable, de cendre, de plaines et de montagnes. "Remember" pourrait être le titre de cette collection. Souvenez-vous de nos peurs, de nos espoirs, de nos promesses, de nos rencontres, de nos rires, souvenez-vous que l'étranger n'existe que dans l'ignorance, et l'effacement de notre mémoire. Celui qui se souvient, garde et partage les paroles n'a pas d'ennemis. Celui qui accueille aujourd'hui était autrefois celui qui a été accueilli. Celui qui passe aujourd'hui sera un jour celui qui vous accueillera. C'est comme ça qu'on a toujours survécu. "Quand ils ouvrent leurs mains Ce n'est pas pour mendier. C'est d'offrir Le rêve de l'Europe Que nous avons oublié." Laurent Gaudé Tendre la main, c'est comme ouvrir un livre. "quand tu t'en iras ici, tout est enlevé." A. Lasssaque, "elle", extraite. 60 auteurs, 60 mains, un livre. Un continent. un supercontinent, la terre mère, qui contenait toutes les masses continentales, s'est formé il y a environ 1,1 milliard d'années. Elle était entourée d'un océan unique appelé Mirovia. Il y a 750 millions d'années, il était divisé en huit continents à la dérive. A bord, passagers : humains. Passager en exil ! Souviens-toi de ça. Opération Massage Critique - Les Editions Bruno Doucey. Astrid Shriqui Garain