Poésies 1978 - 1997
  • Éditeur: Pierre Mainard
  • Rencard:
  • Langue: Frances
  • ISBN: 2913751601
  • Tags: fables, poèmes, poésie, poésie française, drame,

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Cette édition rassemble les poèmes de Thierry Metz (1956-1997) jamais publiés sous forme de livre et, pour la plupart, des extraits de la revue Résurrection de Jean Cussat-Blanc-Celui-ci ont été les premiers à reconnaître le poète, au point d'alerter Jean Grosjean, alors lecteur du Gallimard, la maison où Le Journal d'une manœuvre (1990) et Lettres à la bien-aimée (1995) ont paru. Les poèmes présentés parcourent deux décennies au cours desquelles l'écriture forme une œuvre à travers laquelle une voix observe, "attend quelque chose qui ne viendra pas...", et résonne une chanson intensément intime...

Thierry Metz

Thierry Metz

Nationalité : France Né à : Paris, le 10 juin 1956 Mort à : Agen, le 16 avril 1997 Biographie : Né en 1956 à Paris, Thierry Metz s'installe à Agen avec sa famille à l'âge de 21 ans. Il partage son temps entre son travail de travailleur dans les travaux qui lui permettent de gagner sa vie et les périodes de chômage pendant lesquelles il écrit. Il contacta le poète Jean Cussat-Blanc, dont le magazine Résurrection fut le premier à le publier de 1978 jusqu'à ce que son œuvre soit reconnue. Cette reconnaissance se reflète dans l'attribution du Prix Voronca en 1988, Sur la table inventée publié par Jacques Brémond et, enfin, dans la publication du Journal d'un manœuvre chez L'Arpenteur Gallimard, précédé du poète Jean Grosjean puis de Lettres à la Bien Aimée. Ses collections ultérieures seront publiées par des éditeurs indépendants, notamment Opales puis Pleine Page à Bordeaux, où il publie L'Homme qui leans, Terre... Dernière publication : Poésie 1978 - 1997, Éditeur : Pierre Mainard (12/05/2017) La mort accidentelle de son deuxième fils en 1988 a été une tragédie dont elle ne se remettra jamais. Après plusieurs tentatives d'abstinence d'alcool, épuisé de ne pas pouvoir résister aux cauchemars qui le submergent, il se suicide le 16 avril 1997. L'homme et son œuvre ont été honorés par le monde de la poésie et par les éditeurs qui continuent à les publier. + Voir plusAjouter des informations

Critiques

15-11-2019

Il nous faut plus de temps pour découvrir tous ces poètes qui parcourent les chemins balisés des grandes maisons d'édition et qui, petit à petit, guttent leurs rimes qui font tant de bien à nos âmes maltraitées... Merci à Lazlo23 de m'avoir fait découvrir Thierry Metz, qui est un de ces poètes... Je partage votre enthousiasme. Une autre personne que je vous invite à courir et à lire si vous ne l'avez pas déjà fait.

14-11-2019

Thierry Metz est un personnage atypique dans le monde des poètes. Il partage son temps entre son travail de travailleur de la construction et les périodes de chômage pendant lesquelles il écrit. C'est un poème silencieux, mais quel poème : "Les rêves sont les louanges perdues de la pensée e", où "les braises portent le voyageur dans la lampe du terrasirio", où "le conflit des pierres cache un serpent". Thierry Metz est considéré par ses pairs comme l'un des poètes les plus importants du XXe siècle. Il illumine la vie de ceux qu'il rencontre dans un langage qui les magnifie. Sa poésie est humble, proche de la terre et surtout populaire. Il s'inspire des paysages des agenais et s'intéresse à ceux dont l'existence est obscurcie. C'est de la grande poésie !

13-11-2019

Rassemblant des poèmes éparpillés dans une multitude de magazines, "Poésies, 1978-1997" de Thierry Metz est l'un de ces rares livres dont nous hésitons à parler, comme si le silence qui les suit était un peu sacré. Dès les premiers textes, écrits par un homme de 22 ans, nous étions touchés par la singularité de cette voix qui nous parle de choses et de gens que l'on connaît bien (un ciel orageux, un vol d'oiseaux, le visage de la femme ?) mais de telle façon que tout ceci nous semble proche et inconnu, bizarre et familier, étrange et Ainsi, cette évocation d'un paysage écrasé par la chaleur : "Espace / Désert / Lente rotation de l'heure / dans la clairière / Une cigale rôtie dans le tambour d'argent..."Nous le voyons, rien d'anecdotique ici, mais un mot qui cherche à se rapprocher le plus possible de l'essentiel, et qui cherche souvent à restaurer une sorte d'innocence ou de pureté originelle : "Dire qu'une propreté n'est possible que tôt le matin, avant la fable, quand le coq peut encore séparer graines et crochets. Ce n'est pas un hasard si les premiers poèmes sont traversés par des images de paix et d'harmonie, surtout celles de la maison et de ses attributs (la table, la lampe, la nourriture...) : "Citadelle d'été / la maison de l'homme / ouvre aux délices de l'abeille / Simple ruche qui devient une pièce / le cœur du jour...". Quant au poète, "le compagnon limpide, l'oblique migrateur", il est légèrement séparé, devant la fenêtre ou sur le seuil, où l'intérieur et l'extérieur, le cosmique et l'intime s'interpénétrent : "Ne pas être à l'intérieur ni à l'extérieur, mais être où tout se trouve" Malheureusement, dès 1989, l'univers du poète se fend : "Une pause / en hiver / que l'écriture et la vie / ne sont plus que visage / contre une porte". Le lien avec le monde se perd et l'écriture devient un acte difficile et solitaire : "Ecrire un poème/ c'est comme être seul/ sur une rue si étroite/ qu'on ne peut rencontrer que son ombre". Dans les derniers poèmes, le verbe s'assombrit ("Que savoir pour un jour/ qui est perdu parmi les oiseaux/ et nous/ depuis que nous devons mourir/ déjà morts...") tandis que le motif de l'enfant mort remplace celui de la maison : "Seul l'enfant qui allait mourir/ savait que par le chant des mots/ le jardin allait se lever...". Cela fait écho à un drame personnel qui plongera le poète dans le désespoir et l'alcoolisme avant de le conduire au suicide. "Poésie, 1978-1997" est un livre magnifique, que je ne saurais trop recommander.