Un regard de sang
  • Éditeur: Grasset
  • Rencard:
  • Langue: Frances
  • ISBN: 2246813123
  • Tags: récits, prose, roman, poèmes, poésie,

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"Ce n'était pas des feux d'artifice dans ma tête, mais du sang qui coulait dans mes yeux. Le sang le plus touchant que j'aie jamais vu de ma vie. Le plus inédit de tous. Le plus effrayant "Avec Ignacio et quelques amis, Lina se retrouve un soir où le désastre qu'elle craignait depuis longtemps se produit : son ophtalmologiste lui dit qu'elle devra attendre plusieurs semaines avant de se faire opérer, lui suggère de se reposer avec sa famille à Santiago du Chili et de retourner dans la ville de son enfance, plongée dans les souvenirs d'une vie qui lui semble déjà lointaine ; quand Ignacio la rejoint, Lina le guide vers cette ville devenue floue et qu'elle construit à partir des images du passé, compense par ses autres sens, tant dans son imagination que dans l'espoir du retour à New York et du début de cette intervention délicate ?Un regard de sang est un texte qui ne ressemble à aucun autreLina crée un monde de rêves et de poésie, un monde consumé par la peur de la cécité. La prose de Lina Meruane est issue des coups de marteau de la conscience, mais aussi de la glisse et du pittoresque. D'un point de vue stylistique, il me rappelle Marguerite Duras, Nathalie Sarraute" Roberto BolañoNuméro 1 de la sélection "10 Essential 21st Century Spanish-Language Books" de Weekly Publishers.

Lina Meruane

Lina Meruane

Nationalité : Chili Né en 1970 Biographie : Née au Chili en 1970, Lina Meruane vit à New York où elle enseigne la culture et la littérature latino-américaine à NYU. Après plusieurs romans, essais et pièces de théâtre, la publication de Un regard de sang a été un événement littéraire salué par les critiques du monde entier. Ajouter des informations

Critiques

22-10-2019

Un regard de sang est un roman découvert grâce à Grasset Publishing et net galley. Nous avons ici un très beau livre. Lina, la narratrice, perd la vue. Elle a l'impression que du sang coule de ses yeux, alors elle a l'impression de ressembler à du sang. Son entourage ne se rend pas compte de ce qu'ils voient, mais ils le font, et ils nous parlent de leur peur, de leurs sentiments... La jeune femme devra attendre avant de subir l'opération et ira se reposer, sur les traces de son enfance, et guider Ignace, qui l'accompagne, dans cette ville qui est devenue floue dans ses yeux... L'écriture est belle, bravo à la traduction, car on sent bien les émotions du narrateur. C'est addictif, et ça fait vibrer avec ça. Un regard de sang n'est pas un battement de cœur, mais j'ai aimé découvrir Lina Meruane et son premier roman, très réussi et très touchant. Je vous le recommande, et je lui donne quatre étoiles :)

21-10-2019

Ce roman chilien étranger est l'œuvre d'un auteur que je ne connaissais pas. Ce roman a été récompensé. Votre histoire raconte le passage d'une vie. Un moment tragique où le personnage, qu'elle considère comme elle-même, découvre de graves problèmes à ses yeux. Dans son histoire aveugle, il décrit son monde de ténèbres et de sensations dans les moindres détails. A l'intérieur, le personnage nous fait toucher avec les doigts les émotions profondes que l'on ressent dans ce voyage. L'histoire a beau avoir été banale, l'écriture légère, presque tactile, nous transporte jusqu'à sa tête, au cœur de son imagination. L'histoire entourée de mort, la mort de ses yeux, la mort de la vue, le noir impénétrable, est encore plus vivante avec l'espoir et la poésie qui l'accompagne. Comme pour contrecarrer le destin tragique de son corps, il décrit avec plus de vivacité ce qu'il ressent, imagine ou expérimente. Un roman avec une écriture légère, pleine d'émotion, pleine de vie, qui raconte une histoire de vie difficile avec beaucoup de tendresse et de poésie. Je remercie Grasset et moi-même pour cette collaboration.

20-10-2019

Lucina, connue sous le nom de Lina, vit avec Ignacio à New York. Une ex-journaliste qui a été exclue de la profession parce qu'elle n'est pas assez objective, écrit des romans, le couple vient de déménager, mais de graves problèmes de vision ne permettent pas à Lina de prévoir un avenir serein. Son œil droit était en hémorragie et le médecin russe a décidé d'essayer l'opération en bloquant les veines pour éviter la cécité. En attendant l'opération, la jeune femme retourne au Chili, son pays natal, pour passer du temps avec sa famille ? Dans un style particulier, l'auteur raconte la vie d'une femme forte qui garde espoir dans une situation presque désespérée, alors que sa famille et ses amis proches restent sceptiques. Il sait préserver la liberté de choix de son ophtalmologiste (ses parents, les médecins eux-mêmes, suggèrent une opération à Santiago), même si cela signifie entrer en conflit avec sa mère envahissante. A travers son monologue intérieur, il exprime son angoisse et la pression ressentie pendant l'opération : phrases essoufflées, répétitions qui ajoutent au chaos de ses pensées et s'élèvent en crescendo jusqu'au résultat de l'opération. Dans cette attente incroyable, les sentiments de la famille et du couple seront mis à l'épreuve ? Une lecture difficile et stimulante mais très émouvante. Je remercie l'éditeur et NetGalley pour cette découverte historique.

19-10-2019

Quand l'accident s'est produit, j'étais à une fête sur Roosevelt Island, New York. L'écrivaine chilienne Lina Meruane, diabétique, devient aveugle quand ses veines éclatent dans ses yeux. Un thème fondamental, que je déteste profondément, mais que je me suis laissé séduire par, par manque de faiblesse pour les auteurs sud-américains... L'auteur, à partir d'un fait autobiographique, est progressivement introduit dans la fiction, utilisant son propre nom comme pseudonyme pour l'auteur du livre, dont le vrai nom "fictif" est Lucina, un mot qui évoque la lumière en espagnol. Elle nous entraîne dans une spirale d'émotions déclenchées par l'accident, dans son contexte privé et social. Plus qu'une spirale, c'est une tornade, un cyclone... Dotée d'un lynx "troisième œil", elle démantèle avec sensibilité et lucidité hallucinatoire les mécanismes émotionnels et physiques de son état de cécité, donc de dépendance, devant celui de son entourage proche, compagnon, famille et amis. Un état qui pose aussi la question de l'amour inconditionnel pour le handicap, dont Meruane analyse l'aspect problématique. Le handicap provoque une solitude infinie, "Je me sens terriblement seul"... A partir d'un événement très dense, d'un rythme frénétique, qui permet d'atteindre pour qu'il reste clair jusqu'à la fin... chacun avec sa propre densité et son énergie. Un long et violent poème en prose. beau texte, fort et sensuel, qui m'a ébloui et qui confirme une fois de plus mon confiance dans les auteurs sud-américains. Je voudrais remercier Grasset et Netgalley d'avoir envoyé ce beau livre.

18-10-2019

Un slogan intrigant qui m'a donné envie de découvrir ce nouveau roman de Lina Meruane, dont j'ai eu de très bons commentaires pour ses romans précédents. Quand j'ai lu les premières pages, j'entendais déjà la chaleur, la musicalité latine qui sortait de son écriture, bravo à la traduction de passage (Serge Mestre). Je ne sais pas si vous avez vu "Frida" jouée par Salma Hayek, c'est la beauté de cet accent que Lina a pris (le protagoniste de l'histoire porte le nom de l'auteur), aussi ce personnage vit un drame de la même intensité. Perdre la vue à l'âge de 20 à 30 ans est un test beaucoup plus délicat que de naître aveugle. Quand on naît aveugle, on grandit sans autre choix que d'accepter ce fait, on grandit avec d'autres sens pour assimiler le monde, pour le sentir, pour l'appréhender, pour le comprendre. Mais à 20, 30 et 40 ans, la route est très différente, vous avez déjà vu et compris le monde à travers vos yeux, c'est ce que Lina essaie de nous faire percevoir. Perdre ses yeux, son regard, c'est perdre le sens de la vie, perdre son souffle, son âme, une partie de soi. Mais Lina attend, attend la disparition de ce voile flou qui la traîne dans les profondeurs sombres. Elle naît des conséquences de votre diabète. Les autres, Ignacio, sa famille quand ils la regardent, ne peuvent pas soupçonner le drame sinistre qui se passe en elle. Lina souffre de l'écart grandissant qui rend difficile de faire face à cette perte de sens. Au début, il n'ose pas l'exprimer, il n'ose pas le déranger, il tolère à peine l'anxiété, la pitié, l'enfantillage qui peut alors l'entourer, mais la noyade est si rapide qu'il n'a d'autre choix que de s'imposer, de crier pour être soutenu, aidé, compris et, en même temps, de se doter d'humour pour affronter les pressions de son environnement. Et ce médecin, Lekz, en qui il a tant confiance, lui donnera-t-il le droit à cette libération, à ce retour à la "normalité" ? Et si l'opération délicate ne fonctionne pas, qu'advient-il de son existence ? La greffe de Lina consiste à la vivre, à vivre avec les yeux de quelqu'un d'autre... mais le médecin refuse. Les yeux sont le reflet de l'âme, une partie externe du cerveau où réside la conscience de l'être... la médecine ne semble pas vouloir ignorer cette croyance, Lina, est prête à tout pour surmonter l'obscurité. Au-delà de ce plongeon dans les ténèbres, Lina nous éclaire avec les échos de sa vie, la difficulté du système de santé aux Etats-Unis quand il faut prendre soin mais il n'y a pas d'assurance, de son pays, du Chili, de sa famille, avec laquelle les relations sont complexes entre infantilisation, L'effet gélatineux d'une mère et d'un père égocentrique absorbés par sa profession, de son amour Ignacio qui cherche à rester si droit avec elle pour lui apporter un soutien et un amour dont elle ne cesse de faire les preuves, dont elle voit toute la grandeur et la difficulté du sacrifice. Entre Manhattan et Santiago du Chili, nous sommes invités à participer à un voyage d'odeurs, de sons, de coups, d'obstacles, d'émotions, de nouveaux départs, d'espoir. Personnage isolé dans sa douleur en quête de libération, Lina est à la fois extraordinairement forte et fragile, ivre d'une vie qu'il rêve de ne pas voir, de ne pas voir, de ne pas voir, de ne pas voir l'homme noir qui l'habite, de la ronger, de la manger. La fin est surprenante, ruisselante avec le désespoir de cette espérance d'une renaissance, d'un retour à la vie, quitte à commettre l'irréparable, un cri de douleur suspendu devant la réalité abjecte de la situation elle-même, qui n'est pas attendu. Une question demeure et je suis curieuse de découvrir ses réponses : quel est le parallèle entre le protagoniste qui porte un pseudonyme (auteur, universitaire, journaliste, chilien...) du même nom que son créateur (auteur, universitaire, professeur, chilien) dans ce voyage autour de la perte de la vue, le voile qui s'élève au-dessus de ses yeux, il en est vraiment un, quelle est cette relation qui mélange et défait entre le personnage et l'auteur ? Une autre lecture est possible, faisant de ce roman une œuvre semi-autobiographique. L'auteur, Lina Meruane, a la taille d'une plume d'Isabelle Allende, deux mondes différents habités par le caprice et la nostalgie de leurs pays respectifs, pleins de cette musicalité qui fait des accents latins reflétés dans leurs écrits, une joie dans chaque lecture éclairant leurs histoires parfois dramatiques ou touchantes de cette unique lumière. Comme Allende, les femmes (ici Lina) sont fortes, luttant, luttant pour établir leur vie dans une société qui les pousse à se dépasser. Un auteur impressionnant que j'aurai plaisir à relire. Merci à Grasset Publishing pour cette lecture !

Lina Meruane

Grasset

Les Éditions Grasset & Fasquelle est une maison d'édition française fondée en 1907 par Bernard Grasset. En 1913, la publication du livre de Proust Du côté de chez Swan lance la maison et continue de s'associer avec de grands auteurs français. Aujourd'hui, Grasset publie de la littérature française et étrangère, des essais, des romans et des ouvrages en sciences humaines, avec environ 140 ouvrages publiés chaque année.